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Vendredi 18 juin, célébration du 70ème anniversaire de l'appel du 18 juin 1940 du Général Charles de Gaulle.
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"Français, saluez le 18 juin. C'est le jour où la France, qu'on voulait chasser de l'histoire par la trahison, y est rentrée par
l'épopée."
(P. Brossolette à la radio de Londres le 18 juin 1943)
Retour sur l'homme du 18 juin
Après la démission de P. Reynaud, le Maréchal Pétain le remplace et forme son gouvernement le 16 juin. Il demandera l'armistice le lendemain.
Le 17 juin, le Général de Gaulle, refusant la défaite, décide de rejoindre l'Angleterre à bord de l’avion personnel de Churchill pour continuer le combat.
"Je m'apparaissais à moi-même
seul et démuni de tout, comme un homme au bord d'un océan qu'il prétendrait franchir à la nage."
(extrait de ses "Mémoires de guerre")
Le 18 juin, le Général de Gaulle se consacre toute la journée à l'écriture de
son appel. En fin de journée, il obtient l'autorisation du gouvernement britannique de s'exprimer à la BBC.
Il enregistre son appel qui sera diffusé, quelques heures plus tard.
Il écrira plus tard dans ses "Mémoire de guerres" :
"A mesure que s'envolaient les mots irrévocables, je sentais en moi-même se terminer une vie, celle que j'avais menée dans le cadre d'une France solide et d'une indivisible armée. A quarante neuf
ans, j'entrais dans l'aventure, comme un homme que le destin jetait hors de toutes les séries."
Appel du 18 juin 1940
"Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.
Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ?
La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dan l'avenir par une force mécanique supérieur. Le destin du monde est là.
Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.
Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres."
Extrait de ses "Discours et
messages"


